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Sunday, February 8th, 2026
the Fifth Sunday after Epiphany
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Whole Bible (6)
versets 1-59
1 Ă 46 La lĂšpre chez lâhomme
Et à Aaron : comme Lévitique 11:1. Aaron est mentionné à cause du rÎle important que jouent ici lui et ses descendants.
Si une loi aussi dĂ©taillĂ©e est donnĂ©e Ă lâĂ©gard de la lĂšpre, tandis quâil nâest point lĂ©gifĂ©rĂ© sur dâautres maladies graves et mortelles, qui ne sont point considĂ©rĂ©es comme une source de souillure, câest que la lĂšpre Ă©tait envisagĂ©e comme une punition spĂ©ciale, comme un coup direct de Dieu infligĂ© Ă lâhomme pĂ©cheur par la justice divine. VoilĂ pourquoi câĂ©tait le pontife de Dieu qui devait constater le mal, ordonner la sĂ©questration provisoire ou la relĂ©gation dĂ©finitive, et aussi dĂ©clarer la guĂ©rison. Cette opinion nâĂ©tait pas particuliĂšre aux HĂ©breux; elle a rĂ©gnĂ© chez tous les peuples oĂč la lĂšpre Ă©tait endĂ©mique, dans lâantiquitĂ© comme dans le moyen-Ăąge. Il nâest pas question dâun traitement Ă suivre. La guĂ©rison, comme la maladie elle-mĂȘme est censĂ©e ne venir que de Dieu.
2 Ă 28 La lĂšpre sur la peau du corps
3>2 Ă 8 Premier cas
Une tumeur ou tache se produit sans cause apparente ou par contagion sur les parties de la peau dénuées de cheveux ou de barbe.
Ce sont lĂ les trois symptĂŽmes critiques.
La peau de sa chair. Cette expression provient de ce que le siĂšge du mal qui se remarque Ă la peau est dans la chair.
Un mal de lĂšpre, littĂ©ralement : un coup de lĂšpre. Le terme employĂ© dĂ©signe tantĂŽt la maladie, tantĂŽt la place malade. Au verset 4 il est mĂȘme appliquĂ© au malade.
Deux signes seront dĂ©cisifs en faveur de la lĂšpre : les poils de la peau blanchissant et le mal creusant dans la peau. Aujourdâhui encore les Arabes regardent le mal comme curable quand le poil nâa pas blanchi. Lâenfoncement de la peau paraĂźt incompatible avec le terme de tumeur (verset 2). Mais la tumeur peut sâĂ©lever du milieu dâun enfoncement plus Ă©tendu. Lâon a supposĂ© aussi quâil sâagissait dâun enfoncement purement apparent, en ce sens quâune partie plus claire paraĂźt plus enfoncĂ©e que celle qui est dans lâombre.
Il se manifeste parfois chez les habitants du Hauran des taches blanches qui ne sont pas celles de la lĂšpre.
Le sĂ©questrera. Le sĂ©questre, dâaprĂšs la tradition, ne consistait pas en une rĂ©clusion matĂ©rielle, mais dans une simple proclamation du sacrificateur, en vertu de laquelle le sujet ne devait ĂȘtre en contact avec personne.
Lâexamen Ă la suite de la premiĂšre semaine nâest pas dĂ©cisif. Dans le cas le plus favorable il doit ĂȘtre suivi dâun nouveau sĂ©questre dâĂ©gale durĂ©e.
Au septiĂšme jour : Ă la fin du dernier des sept jours prĂ©cĂ©dents. Si la place malade non seulement ne sâest pas Ă©tendue, mais a cessĂ© dâĂȘtre luisante (sâest Ă©teinte, est devenue pĂąle), câest une simple dartre, et non la lĂšpre. Le malade dĂ©clarĂ© pur devra laver ses vĂȘtements, car, dit la tradition, la lĂšpre soupçonnĂ©e est aussi impure.
7 Ă 8
En cas dâextension du mal, alors mĂȘme que le poil nâest pas encore devenu blanc et que la place malade ne paraĂźt pas encore plus basse que la peau qui lâentoure, câest la lĂšpre.
9 Ă 17 Second cas
Le malade arrive avec une lĂšpre bien constatĂ©e. La pĂ©riode douteuse est passĂ©e : le poil a blanchi, lâenfoncement rĂ©el ou apparent a fait place Ă une excroissance vivante, de chair vive, Ă des ulcĂšres ouverts, largement crevassĂ©s, sur les bords desquels sâĂ©lĂšvent des bourrelets tumĂ©fiĂ©s. Câest une lĂšpre dĂ©jĂ vieille. Pas de sĂ©questre prĂ©alable ! Le mal saute aux yeux.
Toutefois, si lâĂ©ruption vient Ă sâĂ©tendre sur toute la peau, que le malade devienne tout entier blanc et quâil nây ait plus de plaie vive, cela prouve que la maladie sâest portĂ©e Ă lâextĂ©rieur et quâelle est en voie de guĂ©rison. Et si cet Ă©tat se maintient, il en faut conclure que la force vitale a triomphĂ© du mal et lâa expulsĂ© de lâorganisme ou il nâavait quâaccidentellement pĂ©nĂ©trĂ©. DĂšs que la chair vive a disparu complĂštement, le malade doit ĂȘtre dĂ©clarĂ© pur.
18 Ă 23 TroisiĂšme cas
La lĂšpre apparaĂźt sur la cicatrice dâun abcĂšs qui a Ă©tĂ© guĂ©ri.
AbcĂšs. Le mot peut se traduire aussi par tumeur (Exode 9:9).
Les deux mĂȘmes symptĂŽmes fĂącheux quâau verset 3.
Plus enfoncĂ©e. Le terme est un peu moins fort que celui du verset 3, peut-ĂȘtre parce que le changement de niveau est moins sensible quand il se produit sur une cicatrice que sur une partie du corps saine jusquâalors.
Devenue pĂąle. Câest le contraire de la chair vive.
Le fait que lâinflammation demeure localisĂ©e dans le voisinage immĂ©diat de lâancien mal prouve que câest ici une inflammation de bon aloi, telle que celle qui accompagne toute cicatrisation.
24 Ă 28 QuatriĂšme cas
LĂšpre apparaissant Ă la suite dâune brĂ»lure.
Ou bien, annonce un nouveau cas analogue au précédent. La cause est ici une brûlure, par braises ou cendres brûlantes.
29 Ă 37 La lĂšpre dans les cheveux ou la barbe
Le mot de nĂ©tek, rendu ici par place malade et plus bas, versets 30 et 31, par teigne, signifie proprement une place oĂč il devait y avoir des cheveux ou de la barbe, mais dâoĂč ils ont disparu laissant Ă nu une espĂšce dâĂ©corchure.
Homme ou femme. Cette expression, qui ne se trouve point aux versets 2, 9, 18 et 24, sâexplique sans doute par le fait, que la mention de la barbe pourrait faire penser que cette espĂšce de maladie ne se rencontre que chez les hommes; mais les femmes peuvent aussi en ĂȘtre atteintes Ă la tĂȘte.
Deux symptĂŽmes fĂącheux : lâenfoncement du mal et lâaltĂ©ration des poils, soit pour la couleur, soit pour la nature.
Câest la teigne : le nĂ©tek, la lĂšpre locale de la tĂȘte et du menton.
Un seul des deux symptĂŽmes : lâaltĂ©ration des poils, dont aucun nâest franchement noir. Le cas est douteux : sĂ©questre dâune semaine.
32 à 33 Absence des deux symptÎmes; étendue du mal stationnaire; nouveau séquestre
Il ne rasera pas la place : pour que lâon puisse juger de la couleur et de la valeur des cheveux ou des poils qui sây trouvent.
Cas de rechute. Le signe en est lâextension de la teigne.
Si le mal est restĂ© stationnaire et quâil y ait repoussĂ© du poil noir, on est assurĂ© de la guĂ©rison.
38 Ă 39 Simple exanthĂšme
Des taches blanches, et non pas luisantes comme au verset 6. Cette lĂšpre inoffensive porte encore aujourdâhui chez les Arabes le nom de bohak, de bahak, ĂȘtre blanc. Elle dure de deux mois Ă deux ans, sans causer de souffrance ni aucune incommoditĂ©.
40 Ă 44 LĂšpre sur la tĂšte chauve
3>40 et 41
La simple calvitie ne souille pas. Mais si sur la tĂȘte chauve on remarque une tache dâun blanc rougeĂątre, le mal est dĂ©clarĂ©.
Câest Ă la tĂȘte. Câest une vraie lĂšpre, lors mĂȘme quâelle affecte ici la tĂȘte, plus ordinairement sujette Ă la teigne.
45 et 46 Condition du lépreux
Ce qui suit sâapplique Ă tous les cas de lĂšpre dĂ©clarĂ©s, non au dernier seulement.
VĂȘtements dĂ©chirĂ©s : en signe de deuil; câest la marque dâun homme frappĂ© de Dieu.
TĂȘte nue : les cheveux libres, flottant en dĂ©sordre; mĂȘme expression quâExode 5:4; Exode 32:25 (en hĂ©breu), ou elle dĂ©signe la licence.
Se couvrira la barbe : jusquâĂ la lĂšvre supĂ©rieure; câest encore un signe de deuil (ĂzĂ©chiel 24:17; MichĂ©e 3:7).
SouillĂ© ! afin que chacun lâĂ©vite (Lamentations 4:15).
Hors du camp (Nombres 5:2; Nombres 12:10; 2 Rois 15:5; 2 Rois 7:3). Car il souillerait quiconque viendrait Ă le toucher. La tradition prĂ©tend mĂȘme que toute maison oĂč il entrait Ă©tait souillĂ©e avec tout ce sây trouvait. Encore maintenant, en Orient les lĂ©preux sont confinĂ©s en dehors des villes et des villages et habitent des demeures spĂ©ciales, souvent de misĂ©rables buttes oĂč on leur apporte leur nourriture. Ă JĂ©rusalem il y a prĂšs de la porte de Sion un lieu assignĂ© aux lĂ©preux. Chez les Perses aussi le lĂ©preux Ă©tait mis au ban de la sociĂ©tĂ©. DâaprĂšs le Zendavesta, il faut, Ă la vue dâun lĂ©preux, prononcer une priĂšre spĂ©ciale. Un Arabe ne voudrait pas coucher dans le voisinage dâun lĂ©preux, ni manger du mĂȘme plat que lui. Aucune maladie nâinspire aux peuples de lâAsie une telle horreur.
47 Ă 59 La lĂšpre dans les vĂȘtements et dans les objets en cuir
On sait que le virus de certaines maladies contagieuses se transmet trĂšs facilement par le moyen des vĂȘtements qui ont appartenu aux malades. Il paraĂźt que ce qui dĂ©coule des ulcĂšres des lĂ©preux a un caractĂšre infectieux prononcĂ© et ronge mĂȘme les objets inanimĂ©s, comme les tissus. Cependant dans notre passage le lĂ©gislateur paraĂźt avoir en vue une dĂ©sorganisation spontanĂ©e qui se formerait sur certains tissus et sur les objets de peau, une espĂšce de moisissure rongeante et dangereuse, dont il est difficile de se faire une idĂ©e exacte.
Laine, lin. Lâusage du coton ne parait pas avoir Ă©tĂ© connu des anciens.
Tissu ou tricot (scheti et Ă©rev). Ces deux termes ne se trouvent nulle part ailleurs; les anciennes versions y ont vu la chaĂźne et la trame de lâĂ©toffe, mais on ne comprendrait pas que lâune pĂ»t ĂȘtre contaminĂ©e sans lâautre. Il nous paraĂźt plus probable, dâaprĂšs lâanalogie avec lâarabe, quâil est question ici de deux modes de fabrication, lâun oĂč les fils sont tissĂ©s, lâautre oĂč ils sont nouĂ©s.
Du cuir, apprĂȘtĂ©, tannĂ©, corroyĂ©. Pour le cuir non employĂ©, voir verset 49.
Cas oĂč la tache sâest Ă©tendue.
Cas oĂč la tache ne sâest pas Ă©tendue dâabord.
54 à 55 Nouvelle épreuve
Si la tache, bien que ne sâĂ©tant pas Ă©tendue, nâa pas perdu sa couleur verdĂątre ou rougeĂątre, il y a corrosion intĂ©rieure, comme le prouve la diminution dâĂ©paisseur, le principe malin agit en profondeur, soit Ă lâenvers, soit Ă lâendroit.
56 Ă 58
Dans ce cas plus favorable, il suffit dâenlever le morceau attaquĂ©, quitte Ă brĂ»ler le tout, si une nouvelle manifestation lĂ©preuse prouve que cet objet est disposĂ© Ă de pareilles affections. Dans le cas favorable, un simple lavage, comme au verset 54.
Conclusion du passage versets 47 Ă 58.
Cette conclusion spĂ©ciale prouve que ce morceau nâĂ©tait pas un simple appendice, mais quâil avait sa valeur indĂ©pendante.