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Bible Commentaries
Néhémie 8

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versets 1-18

Chapitres 8 à 10 — État religieux du peuple

Le livre de la loi et la FĂȘte des Tabernacles

Les chapitres 8 Ă  10 nous occupent de l’état religieux du peuple et forment une sorte de parenthĂšse, le chapitre 11 se reliant directement au chapitre 7.

Un ordre relatif Ă©tait Ă©tabli, la muraille avait Ă©tĂ© terminĂ©e, les hommes du peuple habitaient chacun sa ville. Et maintenant, nous les voyons s’assembler «comme un seul homme» (en Esdras 3, ils l’avaient fait jadis lors de l’établissement de l’autel) sur la place devant la porte des eaux, dans le voisinage immĂ©diat du temple, n’ayant d’autre dĂ©sir que d’entendre la parole de Dieu. Cette pensĂ©e Ă©tait nĂ©e dans leur propre cƓur, et ne leur avait pas Ă©tĂ© suggĂ©rĂ©e par d’autres: «Ils dirent Ă  Esdras, le scribe, d’apporter le livre de la loi de MoĂŻse, que l’Éternel avait commandĂ©e Ă  IsraĂ«l» (v. 1). Or c’était au septiĂšme mois, le premier jour du mois, correspondant Ă  la fĂȘte de la nouvelle lune ou des trompettes (LĂ©v. 23:23-25; Nomb. 10:3-10; Ps. 81:4), figure du renouvellement de la lumiĂšre d’IsraĂ«l, qui avait disparu pour un temps. En Esdras 3, lors de cette mĂȘme fĂȘte, l’autel (le culte) avait Ă©tĂ© rĂ©tabli; et maintenant, Ă  cette mĂȘme date, le peuple tout entier sent le besoin de recevoir l’instruction des Écritures. Ces deux choses, le culte et l’intĂ©rĂȘt pour la Parole, caractĂ©riseront toujours, j’en suis certain, un rĂ©veil durable selon Dieu. Le besoin de se fonder sur les livres de MoĂŻse remplit tous ces chapitres de NĂ©hĂ©mie (voyez 8:1, 14, 18; 9:3; 10:34; 13:1). Du moment qu’il est question de la Parole, nous voyons Esdras reparaĂźtre, car son don et sa mission Ă©taient de l’enseigner et de contribuer ainsi au dĂ©veloppement religieux du peuple. NĂ©hĂ©mie, bien que revĂȘtu de la haute dignitĂ© de Thirshatha, cĂšde immĂ©diatement la place Ă  Esdras. Qu’il est beau de voir les dons s’exercer dans la communion mutuelle, sans aucune jalousie, et sans que les uns cherchent Ă  empiĂ©ter sur le domaine des autres! NĂ©hĂ©mie exerce le gouvernement de la part de Dieu; Esdras, de son cĂŽtĂ©, enseigne et applique la loi de MoĂŻse.

Toute la congrĂ©gation se rĂ©unit pour entendre la lecture de la loi, les hommes avec les femmes, et mĂȘme ceux qui avaient de l’intelligence, c’est-Ă -dire les enfants en Ă©tat de comprendre ce qui Ă©tait lu. Dieu pourvoyait ainsi, d’une maniĂšre touchante, Ă  ce que, mĂȘme de jeunes enfants pussent profiter de sa Parole.

Esdras, comme jadis Josias (2 Rois 23:3), se tenait sur une estrade Ă©levĂ©e, ayant les anciens, ou chefs des pĂšres, Ă  sa droite et Ă  sa gauche. D’un geste solennel il ouvre le livre aux yeux de tout le peuple et au-dessus de leurs tĂȘtes, donnant ainsi Ă  la loi la place d’autoritĂ© qui lui revient. Alors il bĂ©nit l’Éternel, le grand Dieu. Certes, c’était dans ce livre que Dieu s’était rĂ©vĂ©lĂ© et rĂ©clamait l’obĂ©issance. Tous ajoutent leur amen Ă  la priĂšre d’Esdras; ils Ă©lĂšvent les mains, s’inclinent et se prosternent.

Les lĂ©vites qui n’ont plus le soin de porter les ustensiles sacrĂ©s (1 Chr. 23:26), remplissent les fonctions de serviteurs de la Parole en faisant comprendre la loi au peuple, et l’on voit avec quel soin (v. 8). Ils lisent distinctement; cela n’est pas sans importance. Combien de fois ne voit-on pas les ouvriers du Seigneur, lire la Parole Ă  voix basse ou trop vite, ou nonchalamment: puis se hĂąter de parler eux-mĂȘmes, comme s’il n’était pas plus important d’entendre la parole de Dieu que la leur. Ici, au contraire, il s’agit en tout premier lieu de mettre le peuple en rapport direct avec la loi, puis d’en donner le sens, et enfin de la faire comprendre (v. 8). Les lĂ©vites jouent ici le rĂŽle des instituteurs dans les Ă©coles, et cela frappe d’autant plus que les enfants prenaient part Ă  cette instruction, chose qui ne devrait jamais ĂȘtre oubliĂ©e. Un bon maĂźtre ne se donne de relĂąche que lorsque tous ses Ă©lĂšves ont compris ce qu’il veut leur exposer.

Le jour oĂč Esdras fit ce geste et ce qui en fut la suite, peut, Ă  bon droit, comme on l’a remarquĂ©, ĂȘtre appelĂ© «le jour de la Bible ouverte». Elle s’adressait Ă  la fois Ă  la conscience et au cƓur du peuple, et il est touchant d’en voir le rĂ©sultat. Tous s’affligent et pleurent en entendant les paroles de la loi, mais Esdras leur dit: «Ce jour est saint Ă  l’Éternel, votre Dieu; ne menez pas deuil et ne pleurez pas!» Et encore: «Ne vous affligez pas, car la joie de l’Éternel est votre force» (v. 9, 10).

N’oublions jamais cette grande parole! L’humiliation, toute prĂ©cieuse et nĂ©cessaire qu’elle soit, ne nous donne pas la force. Quand il s’agit pour nous de faire face aux difficultĂ©s, nous trouvons cette force en nous occupant du Seigneur, rĂ©vĂ©lĂ© dans sa Parole. Cette mĂ©ditation est une source d’indicible joie pour nos Ăąmes, et la joie de l’Éternel est notre force. N’était-ce pas aussi ce que l’apĂŽtre, affligĂ© et assiĂ©gĂ© de maux, recommandait aux Philippiens, comme en ayant fait lui-mĂȘme l’expĂ©rience? «RĂ©jouissez-vous toujours dans le Seigneur!»

Dans un autre passage (ÉsaĂŻe 30:15), nous trouvons une seconde vĂ©ritĂ©: «C’est en revenant et en vous tenant en repos que vous serez sauvĂ©s; dans la tranquillitĂ© et dans la confiance sera votre force». Combien de fois n’en avons-nous pas fait l’expĂ©rience? Laissant l’ennemi s’agiter et redoubler ses attaques, le chrĂ©tien se tient en repos, dans la pleine conscience que toute l’activitĂ© de l’homme ne ferait qu’affaiblir l’Ɠuvre de Dieu, et avec l’entiĂšre certitude que Dieu peut agir sans lui.

En Néhémie, le peuple obéit à la Parole qui lui était adressée; il cessa de mener deuil et de pleurer, et fit de grandes réjouissances: Il avait compris! Que ce soit aussi notre part!

Comme en Esdras 3 (nous en avons indiquĂ© la raison, en Ă©tudiant ce livre), NĂ©hĂ©mie passe sous silence le grand jour des expiations qui avait lieu au dixiĂšme jour du septiĂšme mois. Mais les chefs des pĂšres, les lĂ©vites et les sacrificateurs s’étaient assemblĂ©s le deuxiĂšme jour du mois auprĂšs d’Esdras, «pour devenir intelligents dans les paroles de la loi» (v. 13). Eux qui venaient d’enseigner le peuple, se rĂ©unissaient pour ĂȘtre eux-mĂȘmes enseignĂ©s de Dieu. Il devrait toujours en ĂȘtre de mĂȘme pour les ouvriers du Seigneur; il ne suffit pas qu’ils instruisent les autres. Eux-mĂȘmes sont faibles et ne connaissent qu’en partie; il faut donc qu’ils trouvent Ă  leur propre usage de nouvelles lumiĂšres dans la Parole, afin de «devenir intelligents». C’est ce que nous voyons se produire ici; ils apprennent, en cherchant l’instruction des Écritures, une chose qu’ils ne connaissaient pas: «Ils trouvĂšrent Ă©crit dans la loi que l’Éternel avait commandĂ©e par MoĂŻse, que les fils d’IsraĂ«l devaient habiter dans des tabernacles pendant la fĂȘte du septiĂšme mois, et qu’ils devaient faire entendre et faire passer une proclamation dans toutes leurs villes et Ă  JĂ©rusalem, disant: Sortez dans la montagne, et apportez des branches d’olivier, et des branches d’olivier sauvage, et des branches de myrte, et des branches de palmier, et des branches d’arbres touffus, pour faire des tabernacles, comme il est Ă©crit» (v. 14, 15; cf. LĂ©v. 23:33-44).

Ayant appris ces choses, ils les communiquĂšrent au peuple qui se hĂąta de les faire. Tous savaient maintenant comment la FĂȘte des tabernacles devait ĂȘtre cĂ©lĂ©brĂ©e. Les toits, les cours des maisons, les parvis du temple, les places de la porte des eaux et de la porte d’ÉphraĂŻm qui Ă©taient en dehors de l’enceinte, se couvrent de tabernacles (v. 16). Cette fĂȘte n’avait pas Ă©tĂ© cĂ©lĂ©brĂ©e de cette maniĂšre depuis les jours de JosuĂ©, lors de l’entrĂ©e du peuple en Canaan (v. 17). La fĂȘte elle-mĂȘme avait Ă©tĂ© cĂ©lĂ©brĂ©e en Esdras 3, mais non pas selon les dĂ©tails de l’ordonnance. Alors elle signifiait seulement que le pays Ă©tait ouvert de nouveau au peuple, depuis que la captivitĂ© lui en avait fermĂ© l’accĂšs. Dans le livre de NĂ©hĂ©mie, cette fĂȘte est cĂ©lĂ©brĂ©e selon les prescriptions de la loi, et ce fait est l’heureuse consĂ©quence du zĂšle ardent de tous Ă  recevoir l’instruction de la Parole.

Il pourrait paraĂźtre extraordinaire qu’un passage si clair et si explicite eĂ»t Ă©chappĂ© jusqu’alors aux sacrificateurs et aux lĂ©vites, mais c’est un phĂ©nomĂšne qui se rencontre en tout temps dans l’histoire du peuple de Dieu. Des vĂ©ritĂ©s bien plus importantes, comme, par exemple, la venue du Seigneur, ont pu ĂȘtre cachĂ©es pendant dix-huit siĂšcles, bien que le Nouveau Testament en soit rempli. C’est qu’il faut l’action de l’Esprit de Dieu pour dĂ©couvrir ces choses, et que la plus extraordinaire intelligence humaine est incapable de les discerner.

Nous trouvons, en NĂ©hĂ©mie et en Esdras, la FĂȘte des tabernacles comme une anticipation de la rĂ©surrection nationale Ă  venir. Cette mĂȘme fĂȘte fut aussi comme Ă©bauchĂ©e avec des rameaux et des palmes lors de l’entrĂ©e de JĂ©sus Ă  JĂ©rusalem, en Matthieu 21:8; Marc 11:8 et Jean 12:12, lorsque les foules le reconnurent comme fils de David et roi d’IsraĂ«l. En Luc 19, nous ne trouvons ni palmes, ni rameaux; les disciples bĂ©nissent sans doute le roi qui vient au nom du Seigneur, mais ils disent: «Paix au ciel», et non: «Paix sur la terre» (cf. Luc 2:14), et l’on voit JĂ©sus pleurer sur JĂ©rusalem (v. 41). La vraie FĂȘte des tabernacles, la fĂȘte dĂ©finitive, ne sera cĂ©lĂ©brĂ©e que dans un temps futur, selon Zacharie 14:16, mais alors elle aura Ă©tĂ© prĂ©cĂ©dĂ©e du grand jour des expiations (Zach. 12:10-14), que nous ne trouvons ni en Esdras, ni en NĂ©hĂ©mie, ni dans les Ă©vangiles.

Dans un sens, nous chrĂ©tiens, nous pouvons cĂ©lĂ©brer la FĂȘte des tabernacles, comme Ă©tant la joie anticipĂ©e de la gloire, une «trĂšs grande joie» (v. 17), ou, comme dit l’apĂŽtre Pierre: «une joie ineffable et glorieuse» (1 Pierre 1:8).

Depuis le premier jusqu’au dernier jour de la fĂȘte (v. 18), la parole de l’Éternel fut lue au peuple; elle Ă©tait seule capable d’entretenir la joie dans les cƓurs de tous.

Informations bibliographiques
bibliography-text="Commentaire sur Nehemiah 8". "Commentaire biblique intermédiaire". https://www.studylight.org/commentaries/fre/cbi/nehemiah-8.html.
 
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