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Sunday, February 8th, 2026
the Fifth Sunday after Epiphany
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Bible Commentaries
Commentaire biblique intermédiaire Commentaire biblique intermédiaire
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Informations bibliographiques
bibliography-text="Commentaire sur Nehemiah 8". "Commentaire biblique intermédiaire". https://www.studylight.org/commentaries/fre/cbi/nehemiah-8.html.
bibliography-text="Commentaire sur Nehemiah 8". "Commentaire biblique intermédiaire". https://www.studylight.org/
Whole Bible (6)
versets 1-18
Chapitres 8 Ă 10 â Ătat religieux du peuple
Le livre de la loi et la FĂȘte des Tabernacles
Les chapitres 8 Ă 10 nous occupent de lâĂ©tat religieux du peuple et forment une sorte de parenthĂšse, le chapitre 11 se reliant directement au chapitre 7.
Un ordre relatif Ă©tait Ă©tabli, la muraille avait Ă©tĂ© terminĂ©e, les hommes du peuple habitaient chacun sa ville. Et maintenant, nous les voyons sâassembler «comme un seul homme» (en Esdras 3, ils lâavaient fait jadis lors de lâĂ©tablissement de lâautel) sur la place devant la porte des eaux, dans le voisinage immĂ©diat du temple, nâayant dâautre dĂ©sir que dâentendre la parole de Dieu. Cette pensĂ©e Ă©tait nĂ©e dans leur propre cĆur, et ne leur avait pas Ă©tĂ© suggĂ©rĂ©e par dâautres: «Ils dirent Ă Esdras, le scribe, dâapporter le livre de la loi de MoĂŻse, que lâĂternel avait commandĂ©e Ă IsraĂ«l» (v. 1). Or câĂ©tait au septiĂšme mois, le premier jour du mois, correspondant Ă la fĂȘte de la nouvelle lune ou des trompettes (LĂ©v. 23:23-25; Nomb. 10:3-10; Ps. 81:4), figure du renouvellement de la lumiĂšre dâIsraĂ«l, qui avait disparu pour un temps. En Esdras 3, lors de cette mĂȘme fĂȘte, lâautel (le culte) avait Ă©tĂ© rĂ©tabli; et maintenant, Ă cette mĂȘme date, le peuple tout entier sent le besoin de recevoir lâinstruction des Ăcritures. Ces deux choses, le culte et lâintĂ©rĂȘt pour la Parole, caractĂ©riseront toujours, jâen suis certain, un rĂ©veil durable selon Dieu. Le besoin de se fonder sur les livres de MoĂŻse remplit tous ces chapitres de NĂ©hĂ©mie (voyez 8:1, 14, 18; 9:3; 10:34; 13:1). Du moment quâil est question de la Parole, nous voyons Esdras reparaĂźtre, car son don et sa mission Ă©taient de lâenseigner et de contribuer ainsi au dĂ©veloppement religieux du peuple. NĂ©hĂ©mie, bien que revĂȘtu de la haute dignitĂ© de Thirshatha, cĂšde immĂ©diatement la place Ă Esdras. Quâil est beau de voir les dons sâexercer dans la communion mutuelle, sans aucune jalousie, et sans que les uns cherchent Ă empiĂ©ter sur le domaine des autres! NĂ©hĂ©mie exerce le gouvernement de la part de Dieu; Esdras, de son cĂŽtĂ©, enseigne et applique la loi de MoĂŻse.
Toute la congrĂ©gation se rĂ©unit pour entendre la lecture de la loi, les hommes avec les femmes, et mĂȘme ceux qui avaient de lâintelligence, câest-Ă -dire les enfants en Ă©tat de comprendre ce qui Ă©tait lu. Dieu pourvoyait ainsi, dâune maniĂšre touchante, Ă ce que, mĂȘme de jeunes enfants pussent profiter de sa Parole.
Esdras, comme jadis Josias (2 Rois 23:3), se tenait sur une estrade Ă©levĂ©e, ayant les anciens, ou chefs des pĂšres, Ă sa droite et Ă sa gauche. Dâun geste solennel il ouvre le livre aux yeux de tout le peuple et au-dessus de leurs tĂȘtes, donnant ainsi Ă la loi la place dâautoritĂ© qui lui revient. Alors il bĂ©nit lâĂternel, le grand Dieu. Certes, câĂ©tait dans ce livre que Dieu sâĂ©tait rĂ©vĂ©lĂ© et rĂ©clamait lâobĂ©issance. Tous ajoutent leur amen Ă la priĂšre dâEsdras; ils Ă©lĂšvent les mains, sâinclinent et se prosternent.
Les lĂ©vites qui nâont plus le soin de porter les ustensiles sacrĂ©s (1 Chr. 23:26), remplissent les fonctions de serviteurs de la Parole en faisant comprendre la loi au peuple, et lâon voit avec quel soin (v. 8). Ils lisent distinctement; cela nâest pas sans importance. Combien de fois ne voit-on pas les ouvriers du Seigneur, lire la Parole Ă voix basse ou trop vite, ou nonchalamment: puis se hĂąter de parler eux-mĂȘmes, comme sâil nâĂ©tait pas plus important dâentendre la parole de Dieu que la leur. Ici, au contraire, il sâagit en tout premier lieu de mettre le peuple en rapport direct avec la loi, puis dâen donner le sens, et enfin de la faire comprendre (v. 8). Les lĂ©vites jouent ici le rĂŽle des instituteurs dans les Ă©coles, et cela frappe dâautant plus que les enfants prenaient part Ă cette instruction, chose qui ne devrait jamais ĂȘtre oubliĂ©e. Un bon maĂźtre ne se donne de relĂąche que lorsque tous ses Ă©lĂšves ont compris ce quâil veut leur exposer.
Le jour oĂč Esdras fit ce geste et ce qui en fut la suite, peut, Ă bon droit, comme on lâa remarquĂ©, ĂȘtre appelĂ© «le jour de la Bible ouverte». Elle sâadressait Ă la fois Ă la conscience et au cĆur du peuple, et il est touchant dâen voir le rĂ©sultat. Tous sâaffligent et pleurent en entendant les paroles de la loi, mais Esdras leur dit: «Ce jour est saint Ă lâĂternel, votre Dieu; ne menez pas deuil et ne pleurez pas!» Et encore: «Ne vous affligez pas, car la joie de lâĂternel est votre force» (v. 9, 10).
Nâoublions jamais cette grande parole! Lâhumiliation, toute prĂ©cieuse et nĂ©cessaire quâelle soit, ne nous donne pas la force. Quand il sâagit pour nous de faire face aux difficultĂ©s, nous trouvons cette force en nous occupant du Seigneur, rĂ©vĂ©lĂ© dans sa Parole. Cette mĂ©ditation est une source dâindicible joie pour nos Ăąmes, et la joie de lâĂternel est notre force. NâĂ©tait-ce pas aussi ce que lâapĂŽtre, affligĂ© et assiĂ©gĂ© de maux, recommandait aux Philippiens, comme en ayant fait lui-mĂȘme lâexpĂ©rience? «RĂ©jouissez-vous toujours dans le Seigneur!»
Dans un autre passage (ĂsaĂŻe 30:15), nous trouvons une seconde vĂ©ritĂ©: «Câest en revenant et en vous tenant en repos que vous serez sauvĂ©s; dans la tranquillitĂ© et dans la confiance sera votre force». Combien de fois nâen avons-nous pas fait lâexpĂ©rience? Laissant lâennemi sâagiter et redoubler ses attaques, le chrĂ©tien se tient en repos, dans la pleine conscience que toute lâactivitĂ© de lâhomme ne ferait quâaffaiblir lâĆuvre de Dieu, et avec lâentiĂšre certitude que Dieu peut agir sans lui.
En Néhémie, le peuple obéit à la Parole qui lui était adressée; il cessa de mener deuil et de pleurer, et fit de grandes réjouissances: Il avait compris! Que ce soit aussi notre part!
Comme en Esdras 3 (nous en avons indiquĂ© la raison, en Ă©tudiant ce livre), NĂ©hĂ©mie passe sous silence le grand jour des expiations qui avait lieu au dixiĂšme jour du septiĂšme mois. Mais les chefs des pĂšres, les lĂ©vites et les sacrificateurs sâĂ©taient assemblĂ©s le deuxiĂšme jour du mois auprĂšs dâEsdras, «pour devenir intelligents dans les paroles de la loi» (v. 13). Eux qui venaient dâenseigner le peuple, se rĂ©unissaient pour ĂȘtre eux-mĂȘmes enseignĂ©s de Dieu. Il devrait toujours en ĂȘtre de mĂȘme pour les ouvriers du Seigneur; il ne suffit pas quâils instruisent les autres. Eux-mĂȘmes sont faibles et ne connaissent quâen partie; il faut donc quâils trouvent Ă leur propre usage de nouvelles lumiĂšres dans la Parole, afin de «devenir intelligents». Câest ce que nous voyons se produire ici; ils apprennent, en cherchant lâinstruction des Ăcritures, une chose quâils ne connaissaient pas: «Ils trouvĂšrent Ă©crit dans la loi que lâĂternel avait commandĂ©e par MoĂŻse, que les fils dâIsraĂ«l devaient habiter dans des tabernacles pendant la fĂȘte du septiĂšme mois, et quâils devaient faire entendre et faire passer une proclamation dans toutes leurs villes et Ă JĂ©rusalem, disant: Sortez dans la montagne, et apportez des branches dâolivier, et des branches dâolivier sauvage, et des branches de myrte, et des branches de palmier, et des branches dâarbres touffus, pour faire des tabernacles, comme il est Ă©crit» (v. 14, 15; cf. LĂ©v. 23:33-44).
Ayant appris ces choses, ils les communiquĂšrent au peuple qui se hĂąta de les faire. Tous savaient maintenant comment la FĂȘte des tabernacles devait ĂȘtre cĂ©lĂ©brĂ©e. Les toits, les cours des maisons, les parvis du temple, les places de la porte des eaux et de la porte dâĂphraĂŻm qui Ă©taient en dehors de lâenceinte, se couvrent de tabernacles (v. 16). Cette fĂȘte nâavait pas Ă©tĂ© cĂ©lĂ©brĂ©e de cette maniĂšre depuis les jours de JosuĂ©, lors de lâentrĂ©e du peuple en Canaan (v. 17). La fĂȘte elle-mĂȘme avait Ă©tĂ© cĂ©lĂ©brĂ©e en Esdras 3, mais non pas selon les dĂ©tails de lâordonnance. Alors elle signifiait seulement que le pays Ă©tait ouvert de nouveau au peuple, depuis que la captivitĂ© lui en avait fermĂ© lâaccĂšs. Dans le livre de NĂ©hĂ©mie, cette fĂȘte est cĂ©lĂ©brĂ©e selon les prescriptions de la loi, et ce fait est lâheureuse consĂ©quence du zĂšle ardent de tous Ă recevoir lâinstruction de la Parole.
Il pourrait paraĂźtre extraordinaire quâun passage si clair et si explicite eĂ»t Ă©chappĂ© jusquâalors aux sacrificateurs et aux lĂ©vites, mais câest un phĂ©nomĂšne qui se rencontre en tout temps dans lâhistoire du peuple de Dieu. Des vĂ©ritĂ©s bien plus importantes, comme, par exemple, la venue du Seigneur, ont pu ĂȘtre cachĂ©es pendant dix-huit siĂšcles, bien que le Nouveau Testament en soit rempli. Câest quâil faut lâaction de lâEsprit de Dieu pour dĂ©couvrir ces choses, et que la plus extraordinaire intelligence humaine est incapable de les discerner.
Nous trouvons, en NĂ©hĂ©mie et en Esdras, la FĂȘte des tabernacles comme une anticipation de la rĂ©surrection nationale Ă venir. Cette mĂȘme fĂȘte fut aussi comme Ă©bauchĂ©e avec des rameaux et des palmes lors de lâentrĂ©e de JĂ©sus Ă JĂ©rusalem, en Matthieu 21:8; Marc 11:8 et Jean 12:12, lorsque les foules le reconnurent comme fils de David et roi dâIsraĂ«l. En Luc 19, nous ne trouvons ni palmes, ni rameaux; les disciples bĂ©nissent sans doute le roi qui vient au nom du Seigneur, mais ils disent: «Paix au ciel», et non: «Paix sur la terre» (cf. Luc 2:14), et lâon voit JĂ©sus pleurer sur JĂ©rusalem (v. 41). La vraie FĂȘte des tabernacles, la fĂȘte dĂ©finitive, ne sera cĂ©lĂ©brĂ©e que dans un temps futur, selon Zacharie 14:16, mais alors elle aura Ă©tĂ© prĂ©cĂ©dĂ©e du grand jour des expiations (Zach. 12:10-14), que nous ne trouvons ni en Esdras, ni en NĂ©hĂ©mie, ni dans les Ă©vangiles.
Dans un sens, nous chrĂ©tiens, nous pouvons cĂ©lĂ©brer la FĂȘte des tabernacles, comme Ă©tant la joie anticipĂ©e de la gloire, une «trĂšs grande joie» (v. 17), ou, comme dit lâapĂŽtre Pierre: «une joie ineffable et glorieuse» (1 Pierre 1:8).
Depuis le premier jusquâau dernier jour de la fĂȘte (v. 18), la parole de lâĂternel fut lue au peuple; elle Ă©tait seule capable dâentretenir la joie dans les cĆurs de tous.