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Bible Commentaries
Écclésiaste 9

Bible annotéeBible annotée

versets 1-18

1 à 3 justes et injustes ont des destinées pareilles

Pas plus que le travail (Ecclésiaste 2:21), la vertu ne commande le bonheur.

Tout ceci : ce qui suit.

Dans la main de Dieu : dans une complĂšte dĂ©pendance de Dieu (Proverbes 19:21); les meilleures actions ne sont point un brevet de bonheur, un sauf-conduit Ă  travers les dangers et les maux de la vie. Non pas que l’homme soit irrĂ©sistiblement dĂ©terminĂ© par Dieu dans le sens du bien ou du mal, comme on l’a conclu parfois d’une fausse interprĂ©tation des mots qui suivent : L’homme ne sait pas s’il aimera
 Les circonstances, qui ne sont pas en notre pouvoir, peuvent nous plonger dans des sentiments de haine ou d’amour, aigrir ou attendrir le caractĂšre, nous crĂ©er un cƓur irritĂ© ou bienveillant. Mais l’homme, pressĂ© d’un cĂŽtĂ© ou de l’autre, peut cĂ©der ou rĂ©sister au penchant mauvais.

Avec ce passage, dit Luther, dans la prĂ©face de son commentaire de l’EcclĂ©siaste, on a misĂ©rablement tourmentĂ© une multitude innombrable de consciences, et fait disparaĂźtre la bienheureuse doctrine de la pleine certitude des promesses divines. Aux cƓurs travaillĂ©s et chargĂ©s, on a fait croire que, dans notre vie et Ă  l’heure de notre mort, nous devons ignorer si Dieu nous a reçus ou non dans sa grĂące. Et les gens Ă©taient tellement aveugles que les vaines imaginations avec lesquelles on souillait ce texte leur cachaient l’évidente doctrine des prophĂštes et des apĂŽtres, qui veulent que nous soyons parfaitement certains que Dieu nous a reçus en grĂące.

Tout est possible, littéralement : Tout est devant eux, tous les chemins les plus divers sont là ouverts devant leurs pas.

Tout peut arriver Ă  tous. Non seulement, tout peut arriver, mais Ă  tous. MoralitĂ©, piĂ©tĂ©, justice n’assurent absolument pas une destinĂ©e terrestre meilleure que celle de l’impie.

MĂȘme sort, mĂȘme rencontre. Il ne s’agit pas ici pour l’auteur d’établir au-dessus de Dieu un destin aveugle et seul tout-puissant, mais d’opposer aux efforts et aux calculs prĂ©somptueux de l’homme, qui voudrait commander Ă  la fortune, l’inĂ©luctable uniformitĂ© des accidents et de l’accident suprĂȘme auxquels la vie est exposĂ©e (EcclĂ©siaste 2:14-15; EcclĂ©siaste 3:19).

Pour l’homme bon et pur. La premiĂšre de ces Ă©pithĂštes est destinĂ©e Ă  montrer qu’il s’agit ici, non pas de la puretĂ© tout extĂ©rieure (lĂ©vitique) dont se contentaient en IsraĂ«l les consciences superficielles, mais de la puretĂ© rĂ©elle et du cƓur.

De celui qui jure, à la légÚre, sans nécessité et sans sérieux.

Comme de celui qui craint de jurer, non pas : qui se fait scrupule de jurer, mais littéralement : qui craint le serment, qui a pour cet acte le respect voulu.

C’est lĂ  une chose fĂącheuse dans tout ce qui a lieu 
, c’est-Ă -dire un inconvĂ©nient grave qui s’attache Ă  tout ce qui a lieu ici-bas, et qui peut avoir une influence dĂ©moralisante (Aussi). Comparez EcclĂ©siaste 8:14.

La folie : le mĂ©pris ou la seule mĂ©connaissance de Dieu. La folie, c’est le contraire de la sagesse. Or, la sagesse consiste Ă  craindre Dieu.

Et aprĂšs cela, chez les morts ! Cet ordre est pour tous Ă©galement, et alors, il n’y a plus rien Ă  faire. Tant qu’on vit, il y a possibilitĂ© d’amĂ©lioration. Dum spiro, spero; tant que je respire, j’espĂšre, dit un proverbe latin. Dans EcclĂ©siaste 4:2-3 et EcclĂ©siaste 6:4. Le dĂ©couragement avait amenĂ© l’EcclĂ©siaste Ă  considĂ©rer la non-existence comme prĂ©fĂ©rable Ă  la vie. Ici, en dĂ©pit des dĂ©boires dont la vie est pleine, il tient un tout autre langage et soutient avec une verve Ă©gale la thĂšse contraire.

4 à 6 supériorité de la vie sur la mort

Quelque exemple qu’on choisisse. Ainsi, associez la notion de la vie Ă  l’animal le plus mĂ©prisĂ© (en Orient), et celle de la mort au roi des animaux, en voilĂ  assez pour donner au chien une incontestable supĂ©rioritĂ© sur le lion.

D’autres traduisent : Car qui est privilĂ©giĂ©, exemptĂ© de la mort ? Ce qui oblige d’admettre une forte ellipse entre ces mots et ce qui suit.

D’autres encore, lisant jechubar au lieu de jebuchar et modifiant la ponctuation massorĂ©tique, en viennent au sens de : Tant que quelqu’un est associĂ© aux vivants, il y a de l’espoir. Mais ce n’est certainement pas ainsi qu’ont lu les rabbins.

Car les vivants savent qu’ils mourront. Il y a dans tout ce passage quelque chose d’amĂšrement satyrique. Savoir, mĂȘme quand cette connaissance est une cause d’amertume (EcclĂ©siaste 2:19; EcclĂ©siaste 5:16), parce qu’elle porte sur le fait de la mort, a cependant cela de bon que, pour savoir, il faut vivre.

Les morts ne savent absolument rien. Sortis du temps, ils sont de ceux pour lesquels plus rien n’arrive (verset 10). Ils existent encore, mais privĂ©s de toutes les manifestations de l’ĂȘtre. Voir Psaumes 6:6, note.

Plus de salaire. L’EcclĂ©siaste sait qu’il y aura un jugement, et par consĂ©quent un salaire (EcclĂ©siaste 3:17; EcclĂ©siaste 12:9). Mais la vie et l’immortalitĂ© n’ayant pas encore, de son temps, Ă©tĂ© mises en Ă©vidence, il voit aprĂšs leur mort les justes et les mĂ©chants rĂ©duits Ă  la mĂȘme condition. Comparez Job 14:7-12; Psaumes 30:10; Psaumes 88:1-7; ÉsaĂŻe 38:18. Quand on en reste lĂ  et qu’on ne perce pas par un Ă©lan de foi (Psaumes 16:10-11; Psaumes 17:15) les tĂ©nĂšbres du SchĂ©ol, on est bien prĂšs de glisser (Psaumes 73:2). Mais que tel ne soit pas le cas pour l’EcclĂ©siaste, c’est ce qui rĂ©sulte de EcclĂ©siaste 11:8, oĂč les jours de tĂ©nĂšbres sont qualifiĂ©s de nombreux, mais non pas d’éternels.

Leur mĂ©moire mĂȘme est oubliĂ©e. Pas mĂȘme cette vaine satisfaction de vivre dans le souvenir reconnaissant des hommes.

7 Ă  10

Plusieurs mettent ces versets dans la bouche de l’homme qui succombe au doute et se livre Ă  la folie (verset 3) : puisque Dieu ne fait aucune diffĂ©rence entre le juste et l’injuste, ne nous occupons que du prĂ©sent !

Nous pensons qu’ici, comme dans les passages correspondants (EcclĂ©siaste 8:15, note), l’EcclĂ©siaste parle en son propre nom. L’insensĂ© ne parlerait pas de Dieu comme il le fait au verset 7. Il s’agit pour le sage de ne pas se laisser aller au dĂ©sespoir et au scepticisme, et pour cela l’auteur l’engage Ă  jouir du bonheur que Dieu met Ă  sa portĂ©e, ce qui est une maniĂšre d’honorer Dieu.

Avec joie
, gaiement. Quelques tĂ©nĂšbres que nous ayons devant nous, c’est un devoir que d’entrer, en jouissant, dans les bienveillantes intentions que, de tout temps (dĂšs longtemps), Dieu a eues Ă  notre Ă©gard. Nous n’avons point ici le : Mangeons et buvons, de 1 Corinthiens 15:32, mais plutĂŽt 1 TimothĂ©e 4:4 : Tout ce que Dieu a créé est bon, et rien n’est, Ă  rejeter, quand on en use avec actions de grĂąces.

DĂšs longtemps Dieu prend plaisir Ă  ce que tu fais. En te privant de ces joies, par une rĂ©solution que t’aurait inspirĂ©e le dĂ©sespoir, tu passerais Ă  cĂŽtĂ© de la volontĂ© divine.

Qu’en tout temps
, et non pas seulement dans les jours de fĂȘte.

Tes vĂȘtements soient blancs : en signe de joie et de sĂ©rĂ©nitĂ© (Horace, Satyres, II, 2, 59-61). Quel dĂ©fi jetĂ© aux tristesses de la vie ! Comparez 2 Samuel 12:20.

Que l’huile ne manque point
 Voir Psaumes 23:5 et, dans Psaumes 45:8, l’expression huile de joie.

Nous voici bien loin de Ecclésiaste 7:28. Les mots que tu aimes expliquent cette contradiction.

Toute ta vie de vanitĂ©. Nulle part autant qu’ici l’EcclĂ©siaste n’insiste sur la vanitĂ© de la vie.

Dans le labeur. Comparez EcclĂ©siaste 2:10; EcclĂ©siaste 3:22; EcclĂ©siaste 5:18. Ce que l’EcclĂ©siaste recommande n’est donc point une vie oisive. Voir aussi dĂ©but du verset 10. Pas plus que les tristesses (versets 4 Ă  8), les joies de l’existence ne doivent paralyser le sage.

Comparez Jean 9:4.

11 et 12 Ne pas trop attendre de la sagesse. Compter aussi avec les circonstances extérieures, indépendantes de ta volonté et dépendantes de Dieu seul

Retour Ă  la pensĂ©e de la dĂ©pendance de l’homme (verset 1), mais avec l’intention de prouver par des exemples et des comparaisons ce qui a Ă©tĂ© dit au commencement du morceau. Sur l’expression : Je me remis Ă  considĂ©rer, voir EcclĂ©siaste 4:4, note. L’EcclĂ©siaste vient de faire appel Ă  l’énergie de l’homme (verset 10). Que personne, ajoute-t-il maintenant, ne s’imagine pourtant qu’en appliquant toutes ses forces Ă  ce qu’on fait, on soit certain de rĂ©ussir ! Quelque vaillant et habile qu’on puisse ĂȘtre, on n’est point assurĂ© du succĂšs.

Ni la guerre, la victoire, ni la faveur, la vogue, l’influence qu’on exerce en se faisant aimer.

Car tous dĂ©pendent du temps et des circonstances, littĂ©ralement : Car temps et coup les rencontrent tous, c’est-Ă -dire : les coups qui surviennent en leur temps (EcclĂ©siaste 3:1-8) frappent indistinctement bons et mauvais. Il faut travailler et, au besoin, courir, mais sans oublier Romains 9:16.

Son heure, l’heure suprĂȘme (EcclĂ©siaste 7:17; Jean 12:27). Ce verset prouve le prĂ©cĂ©dent : du moment que nous ignorons l’heure de notre mort, Ă  plus forte raison Dieu nous laisse-t-il dans l’ignorance des Ă©vĂ©nements moins importants dont se compose notre vie.

13 Ă  18

Si les prĂ©visions de l’homme sont souvent dĂ©jouĂ©es, ce n’est cependant pas une raison pour mĂ©priser la sagesse. Elle a bien son prix, alors mĂȘme qu’elle est souvent payĂ©e d’ingratitude.

Qui m’a paru frappant, littĂ©ralement : Cette [sagesse] a Ă©tĂ© grande pour moi. Voir dans Jonas 3:3 une tournure analogue : ville grande pour Dieu.

Cet exemple est citĂ© d’une maniĂšre si vivante, qu’on pourrait, mais Ă  tort, pensons-nous, le prendre pour une allusion Ă  un fait historique.

De grands ouvrages, littĂ©ralement : de grands filets (EcclĂ©siaste 7:26), des travaux ayant. pour but d’empĂȘcher la population de la ville de s’échapper et les vivres d’y entrer.

Cette remarque est un retour de l’auteur Ă  l’idĂ©e, qui du reste n’est absente d’aucune page de l’EcclĂ©siaste, de la vanitĂ© de toute chose.

Qui était pauvre. Un trait de satyre en passant : on est particuliÚrement ingrat envers les bienfaiteurs pauvres.

La sagesse est utile, plus utile que la force (EcclĂ©siaste 7:19; Proverbes 16:32; Proverbes 21:22; Proverbes 24:5); mais, sans la richesse, elle fait souvent triste figure dans le monde. Ce n’est que la dĂ©tresse qui a engagĂ© les habitants de cette ville Ă  passer par dessus l’humble condition de ce sage.

Ne sont pas écoutées, le plus souvent.

Et cependant, si l’on Ă©coutait sans idĂ©es prĂ©conçues, sans prĂ©ventions, on discernerait souvent bien plus de fond dans les paroles du sage que dans les dĂ©clamations de cet orateur bruyant, qui ne domine parmi les insensĂ©s que parce qu’il est insensĂ© lui-mĂȘme.

Que les engins de guerre, littĂ©ralement : que les armes d’approche, ou les instruments de mĂȘlĂ©e.

Informations bibliographiques
bibliography-text="Commentaire sur Ecclesiastes 9". "Bible annotée". https://www.studylight.org/commentaries/fre/ann/ecclesiastes-9.html.
 
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